Four et Fournil à deux étages (détruit)

Bourg de Cuzance

Four de Rignac

La croix de procession

du bourg

Croix de Mission de 1874.

La Vierge à l'Enfant - Rignac

Une croix de carrefour à Rignac

LE PATRIMOINE BATI : LES EGLISES

Le Petit Patrimoine de Cuzance se compose essentiellement, outre les deux églises dont celle classée de Rignac (12ème siècle) de fours à pain, de  fontaines et de croix.

 

 

Il était d'usage dans nos campagnes de faire le pain, non pas chaque jour mais souvent tous les 15 jours. Si beaucoup de particuliers possédaient leur four privé, beaucoup d'autres venaient faire cuire dans le four public.

Il en existait un dans le bourg, en face de l'église. Il a été détruit lorsque l'usage est tombé en désuétude.

Il en existait un à Rignac, réhabilité dans les années 2000 et inauguré en 2008.

Nous en trouvons un autre à Lacisque.

LES FOURS A PAIN

L'EAU (fontaines, lavoir, lacs)

 L'eau est rare sur notre causse car elle s'infiltre facilement dans ce terrain calcaire. Lorsqu'elle rencontre une couche imperméable, elle se fraye un chmin et bien souvent ressort sous forme de fontaine.

De même lorsqu'il pleut beaucoup sur une surface argileuse, donc imperméable, il se forme ce que nous appelons ici un "lac" et que l'on appelle, dans d'autres régions, une mare.

Une fontaine est une construction d'où jaillit l'eau.

A l'époque des romains, près des fontaines, on trouvait un abreuvoir et une pierre creuse servant de gobelet.

Les fontaines constituaient un lieu de vie où se retrouvaient toutes les couches sociales (on allait chercher l'eau, laver le linge, faire boire les animaux, etc...) Elles étaient un lieu d'échange, de discussions et parfois de conflits.

Les fontaines d'Arlie,  du Cournouillé, de Lagarrigue, de Malastrège ont été ou sont en cours de restauration.

Nous trouvons des lacs à Lagarrigue, à La Gautrie et à Lacisque.

Fontaine et lavoir

du Cournouillé

Fontaine de Lagarrigue

Un "lac" à Lacisque

LES CROIX

Cuzance possède un grand nombre de croix. Un important travail de recensement a été réalisé, prélude à la restauration de certaines et au nettoyage d'autres.

Un fascicule a été élaboré par l'association en liaison avec l'Animation du Pays d'Art et d'Histoire de la Dordogne Lotoise. Préfacé par le Député Jean Launay et postfacé par le Sénateur Jean-Claude Requier, il retrace l'histoire générale d"es croix et plus particulièrement celles de Cuzance. Il est encore possible de se le procurer auprès de l'association.

Un aperçu du livret

QUELQUES GENERALITES SUR LES CROIX

Document rédigé par les services de "l'animation du Pays d'Art et Histoire de la Dordogne Lotoise".

Depuis l’antiquité et jusqu’en l’an 335 la croix n’est qu’un instrument de supplice. Quand l’empereur chrétien Constantin 1er redécouvre la vraie croix du Christ, dont un morceau sera conservé à Saint-Guilhem-le Désert dès la période carolingienne, la croix, symbole de la passion devient la représentation de la foi chrétienne. Elle est alors modelée par l’Eglise qui rajoute la branche supérieure et l’orne de différents attributs selon les époques et les courants.

Si elle apparait sous de multiples formes, signe de croix, vêtements, bijoux, monuments, son premier message est celui  de la christianisation. Pour cela elle commence par se substituer aux représentations de cultes païens. Au XIe siècle, le pape urbain II, pour protéger les croisés confère aux croix un pouvoir d’asile au même titre qu’une église.

 

Le chemin des croix dans le temps

Des temps mérovingiens, il nous est parvenu des croix d’inspiration celtiques, taillées dans des disques de pierre.

Les guerres de religion mutilent bon nombre d’entres elles.

Après le concile de Trente, en réaction à la réforme, les représentations de Vierges à l’enfant sont remplacées par des vierges orantes les mains jointes symbolisant l’Immaculée Conception.

 

Les nombreuses épidémies de peste suscitent la création de confréries de pénitents, notamment au XVIIe siècle qui font apparaitre sur la croix les instruments de la Passion : éponge, lance, tenailles, marteau  symbolisant la pénitence pour conjurer ces fléaux qui font des ravages. Les missions, animées par des prédicateurs de renom, afin de raffermir  la foi, font naître aussi nombre de croix commémoratives de ces démarches. Le cœur transpercé, le Sacré-Cœur, est une image qui apparait à la fin du XVIIe siècle. Le style de taille de pierre en boule aux extrémités des branches (croix dites pommelées) est au même moment très prisées

 

A la période révolutionnaire

Cette période (1789-1794) est très peu productrice de croix, la Restauration de la monarchie (1815-1830) alimente une floraison de croix en fer forgé fleurdelisées aux extrémités. L’ostensoir, symbole de la foi triomphante tel le soleil sur la religion réformée est un décor très fréquent.

Le XXe siècle est encore producteur de croix, quelquefois d’initiatives privées pour commémorer et mettre sous la protection de Dieu un lieu ou un évènement.

Le XXIe siècle doit être celui de la protection, de la restauration et de la réhabilitation de nos croix qui marquent à la fois l’espace et l’histoire de la foi des hommes.

 

Les matériaux :

Comme les églises, les croix ont été taillées dans la pierre locale en calcaire, en grès ou en granite (Ségala).

Le granite pour les fûts ou les socles est souvent utilisé.

Outre les nombreuses croix en fer, fichées dans la pierre, les croix monumentales en fer forgé sont plus récentes, la plupart datent du XIXe siècle. Chacune est unique, forgée par un artisan local spécialement pour ce lieu. Les croix en fonte moulée de fabrication industrielle sont également nombreuses.

 

Les Crozatiers : artisans faiseurs de croix

Quelques rares noms de sculpteurs de croix demeurent connus. Les initiales quelques fois gravées peuvent être celles du donateur.

 

 

Croix de christianisation du territoire

Sommet de pech, chemin de crête, ligne de partage des eaux, sont autant de lieux stratégiques, redoutés déjà des gaulois. L’intention est de se rapprocher des dieux pour les apprivoiser et solliciter leur protection. Les croix y ont été implantées très tôt, un culte y remplaçant l’autre (menhirs christianisés).

 

Croix de bornage et de chemins

Symbole de protection, la croix assure d’autres fonctions auxquelles elle apporte une « caution divine ». Elle peut aussi devenir borne (pilous gravés du Ségala) ou bornes avec la croix des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Implantées au long des chemins, les croix servent aussi de guide, prenant souvent la place des anciennes bornes milliaires des voies romaines, plantées initialement à intervalles réguliers.

Toutes ces croix guident et protègent les voyageurs.

 

 

Croix protectrices des lieux et actes de la vie : places, domaines, fontaines, abreuvoirs

La croix est élevée de fait partout où sa protection parait utile. Sur les places, lieux de rencontres, de marché, de justice.

Quel chef-lieu de canton ou simple village  n’a pas de croix, souvent monumentale sur sa place principale ? mais elle peut assurer la même fonction à l’entrée d’un grand domaine. La protection de la croix est également souhaitée aux passages dangereux, telles les rivières.

Les abreuvoirs sont surmontés de croix remarquables.

Les fontaines bénéficient aussi de protection.

 

Croix protectrices des défunts

La dernière étape de la vie d’un chrétien ne peut qu’être accompagnée de la croix, du domicile du défunt à sa tombe. Avant d’arriver à sa dernière demeure, sous la croix de sa propre sépulture, le défunt est d’abord sous la protection des croix qui jalonnent le chemin de sa maison à l’église paroissiale. Croix quelquefois monumentales avec entablement pour permettre aux porteurs de se relayer et de poser le cercueil. Quelques croix offrent même dans leur piédestal un bénitier dans la pierre.

Ces étapes funéraires sont très connues surtout dans les écarts habités se trouvant loin de l’église.

Enfin chaque cimetière est lui-même dominé par une croix monumentale qui veille sur les tombes du lieu.

 

Les croix de la mémoire : croix du souvenir, croix de la mission, croix de jubilés

Les croix trouvent aussi leurs places en des lieux précis pour rappeler le plus souvent des victimes d’évènement historiques.

Les croix de missions ont été élevées dès le XVIIe siècle. Animées durant plusieurs semaines par des prédicateurs renommés pour raffermir la foi, ces missions paroissiales étaient l’objet d’offrandes particulières (souvent confiées aux frères franciscains (cordeliers, capucins) ou aux lazaristes.

Les croix de jubilés de la Rédemption sont également présentes sur le territoire. Datant des XIXe et XXe siècles, elles sont identifiables car souvent  datées. Pèlerinages en vue d’obtenir des indulgences, les jubilés ont lieu à dates  régulières des anniversaires de l’église tous les 25 ans. A ces dates s’ajoutent les jubilés exceptionnels, tels le centenaire de la mort du Christ (1833).

 

 

Eléments décoratifs des croix

L’ostensoir permet de présenter l’hostie aux fidèles, il est régulièrement présenté sur les croix après 1608, plus facilement repérable sur les croix en fer forgé ou en fonte moulée, c’est un soleil au centre de la croix, dont les rayons s’étendent entre les quatre branches. Il symbolise le triomphe de la foi catholique sur l’hérésie protestante.

Mais l’ostensoir est également bien présent sur les croix en pierre.

L’ostensoir est fréquemment accompagné des instruments de la Passion du Christ, qui peuvent être au nombre de quatre : tenailles, marteau, éponge, lance, les trois clous de la crucifixion.

Le centre de la croix peut être également décoré du Sacré-Cœur et de la couronne d’épines, d’un serpent dans sa branche inférieure.

La représentation des instruments de la Passion est plus rare sur les croix en pierre ;

Le coq sur la croix, emblème de la prédication préconisée, les fleurs de lys, de différents styles sont très fréquentes sur les croix en fer forgé, en terminaison des branches. Elles ont pris la place des pommes des croix en pierre.

L’EGLISE DE CUZANCE

 

L’église de Cuzance est dédiée à Saint Pierre.

Au XIIIème siècle, elle est un prieuré de l’abbaye de Tulle. Elle est nommée dans une bulle du Pape Alexandre III.

Cuzance, comme d’ailleurs Rignac, dépendaient de l’archiprêtré de Gignac.

Elle comprend une nef unique flanquée d’un bas-côté ajouté au 16ème siècle et une chapelle, au sud, du 17ème siècle.

Son clocher ajouré de deux baies sur chaque face abrite une cloche datée de 1429 parmi les rares demeurant du diocèse de Cahors.

Le 17 juin 1767 une cloche a été bénite sous l’invocation de Notre Dame.

En 1877, la porte a été déplacée.

L’EGLISE DE RIGNAC

 

Cette église, propriété de la commune, classée par arrêté du 3 juin 1959, est dédiée à Saint Victor. Elle date du 12ème siècle.

Cette petite église, en partie romane, comporte une nef unique, un transept débordant et une travée de chœur avec une abside en hémicycle.

Elle présente, en outre, la particularité de posséder une cheminée, ce qui est très rare.

Le portail est encadré par un tore épais soutenu par des colonnettes aux chapiteaux ornés d’entrelacs et de palmettes. Ces motifs, d’origine carolingienne furent fréquemment utilisés en Quercy à la fin du 12ème siècle.

Une des deux cloches est datée de 1498.

Le clocher octogonal date du 17ème siècle.

Eglises de Cuzance et de Rignac

Fontaine de Malastrèges

Fontaine de Lagarrigue

Fontaine de Malastrèges

Cuzance Patrimoine c/o Mme ARNAL (présidente)

06.19.01.27.81

Site mis en ligne en mars 2017